Le bonsaï au Japon

Atelier ASCAP novembre 2012

Le mot du stage : CHOTTO.

L’atelier est terminé et il est temps de sélectionner et trier les photos. Les vidéos ont été transférées dans l’ordinateur et d’ici quelques jours il sera temps d’y retourner pour réaliser les montages que je partagerai avec vous sur ma chaine YouTube.

atelier ascap 2012

Organisation du stage :

Après deux journées de travail un constat s’impose. D’abord l’organisation était impeccable, rien ne manquait et la salle était spacieuse. Nous avons pu travailler à 24 personnes sans aucune gène. Les auditeurs libres ont pu passer d’arbre en arbres avec les formateurs pour écouter les précieux conseils dispensés. Toutes mes félicitations au club de l’ASCAP et à Gilles VUILLAUME pour le travail qu’ils ont effectué.

atelier ascap 2012

Nos deux formateurs se sont montrés très disponibles alors qu’ils avaient chacun 12 personnes à suivre. Bien sûr tout le monde a pu profiter de la vision de Thierry et d’Oscar sur son arbre. Des projets différents peuvent ainsi apparaître mais ils ont tous un même fil conducteur : le respect de l’arbre.

Quatre points clés :

1. Observer l’arbre, étudier toutes les possiblités qu’il nous offre et choisir un projet en conséquence.

2. Savoir ce qu’il faut faire sur l’arbre maintenant pour lancer l’arbre vers le projet qui a été choisi.

Ce qu’il faut faire pour l’arbre.

3. Savoir ce qu’il ne faut pas faire maintenant.

4. Regarder ce que l’on pourra peut être faire à l’avenir si l’arbre le pemets et va sur cette voie.

atelier ascap 2012

Ces quatre points sont à garder en tête en permanence lorsque l’on travail nos arbres. Qu’est-ce que je fait aujourd’hui? Est-ce que je dois faire cela? Pourquoi je choisit de ne pas faire cette intervention? Quelles signaux m’envoie l’arbre qui m’indique que je peux partir vers une option ou une autre?

Savoir quand agir est une chose importante, mais savoir quand ne pas le faire est encore plus important. C’est un signe d’expérience que de savoir prendre les bonnes décisions pour les bonnes raisons.

Carnet de notes :

J’ai encore pas mal de points en tête, mais la mémoire n’est jamais aussi efficace que la caméra. En attendant de finir les montages je partage avec vous mes notes.

atelier ascap 2012

Tirer le meilleur de son arbre :

Avec le temps des défauts s’installent dans notre pratique. Pour ma part c’est la deuxième fois en quelques semaines que je remarque chez moi une petite dérive à corriger. J’ai pris une certaine tendance à éviter les travaux importants sur les arbres et à me contenter de beaucoup trop travailler en douceur et sur la culture.

[…] garder à l’esprit le projet initial et savoir ce qu’il faut faire sur l’arbre maintenant (2)…

En soit ce n’est pas très grave car de cette manière les arbres gagnent beaucoup de vigueur et nous offrent de nouvelles possibilités. Tout est une question de dosage entre l’un et l’autre, et il va falloir équilibrer la balance pour que mes arbres avancent mieux vers leur projet. Il faut garder à l’esprit le projet initial et savoir ce qu’il faut faire sur l’arbre maintenant pour le faire évoluer.

Design général / cohérence et proportions :

Ce point là survole presque tous les autres puisqu’il inclus cette idée de tirer le meilleur des arbres… Ce sont essentiellement des notions de design, de proportion, de point de fuite et de cohérence qui sont à retenir. Il faut que toutes les parties de l’arbre s’harmonisent et se répondent : le mouvement du tronc avec celui des branches, la finesse d’un tronc avec la légèreté du feuillage, des bois morts travaillés pour suivre la dynamique de l’arbre… Il faut toujours garder en tête cette cohérence générale lorsque l’on travail un arbre et lorsque l’on élabore un plan de travail.

atelier ascap 2012 - 03 atelier ascap 2012 - 03

Le travail des feuillus par la taille :

La technique de travail en vert semble acquise et correctement effectuée, en tout cas je n’ai pas eu de corrections là-dessus. Avec le temps je pense qu’il y aura encore des points à perfectionner mais pour l’instant les corrections ne sont pas à faire à ce niveau.

Créer un maximum de mouvement, revenir plus loin en arrière lors de la taille d’hiver.

C’est surtout sur la taille d’automne ou de début de printemps qu’il va falloir mieux travailler et surtout revenir à chaque fois un peu plus loin en arrière. Il faut gagner en mouvement partout, autant que possible, et ne jamais hésiter à tailler plus en arrière si une partie semble un peu trop rigide ou rectiligne. Jusqu’à aujourd’hui ma taille de sélection en automne était un petit peu trop timide, j’avais tendance à laisser un petit peu trop.

Arrosage des palmatums et entrenoeuds courts :

Comment obtenir des entrenoeuds courts sur le début de la pousse au printemps et éviter d’avoir 10cm jusqu’à la première pair de bourgeons? La question a été lancée mais la solution est loin d’être facile à mettre en oeuvre.

A la sortie des feuilles, lorsque les bourgeons éclosent, il faut contrôler l’arrosage et laisser l’arbre avoir un peu soif. De cette manière les tiges vont peu s’allonger sur les premiers entrenoeuds. En théorie c’est pas trop compliqué, mais c’est beaucoup plus difficile à appliquer lorsque l’on est face à son arbre un matin de printemps…

Imaginons que nous sommes au printemps, les bourgeons éclosent tout se passe bien. Nous sommes le matin, l’arbre à un peu soif tout est correct. Mais il faut partir au travail et laisser l’arbre pour la journée entière. Questions : J’arrose, au risque de voir les entrenoeuds s’allonger démesurément? Je n’arrose pas et je risque de mettre en danger mon arbre? Si je le mets à l’ombre je risque de ne pas arranger le problème des entrenoeuds mais c’est moins risqué pour l’arbre… Le choix risque d’être difficile.

Glucose mono-hydrate :

L’utilisation du glucose mono-hydrate peut bien aider les arbres dans certaines situations. Une dilution de 1 à 2,5 g/L est conseillée. Il peut être utilisé en arrosage ou en pulvérisation (surtout sur les persistants).

Le glucose c’est très bien… mais chotto.

Pour un arbre dans des conditions normales on peut faire trois applications par an ; une au printemps au débourrement, une autre au cours du printemps, et enfin une dernière en automne.

Pour un arbre en reprise, prélevé ou rempoté, les applications peuvent être faites toutes les 3 semaines. La vaporisation à la surface du substrat, sur la couche de sphaigne, va créer une ambiance favorable en surface pour les radicelles. Les nouvelles racines se développent alors très proches de la surface ce qui peut aider par la suite pour supprimer des grosses racines profondes lors des prochaines rempotages. On favorise de cette manière les racines de la couche superficielle.

NB : le glucose s’achète en pharmacie et n’est pas cher. Ne vous amusez pas à utiliser du sucre en poudre car ces molécules sont trop grosses et ne sont pas assimilables par les plantes. De plus il risquerait de tirer l’eau de la plante par effet d’osmose et de la faire mourrir de soif.

Quelques photos pour le plaisir :

 

A bientôt sur ActuBonsaï

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