Le bonsaï au Japon

Motozo – Kameoka Katsushi

De son vrai nom : Kameoka Katsushi ( 亀岡克史 )

Il est la quatrième génération à se relayer au ‘four motozo’  ( 不識庵素三 四代目素三 ) à Tokoname (常滑焼), Japon.

motozo portrait bonsai pot – tokoname

  • né en 1950 à Tokoname au Japon.
  • Il gagne le prix Choza  de l’exposition de créations céramiques.
  • Il gagne le prix d’encouragement Choza  de l’exposition de créations céramiques.
  • Il gagne un prix en tant qu’expert de l’industrie traditionnelle.

Il est très connu en tant que fabriquant de théières, beaucoup plus qu’en tant que fabriquant de pots à bonsai. Ces créations sont appréciées par un grand nombre d’amateurs que ce soit au Japon ou dans le monde, mais il y a encore un grand nombre d’amateurs qui ne le connaissent pas. Il est né dans une famille de potiers à Tokoname et a grandi avec de l’argile dans les mains. Aujourd’hui, ses créations sont reconnues comme de véritables oeuvre d’art par l’industrie japonaise.

Kenny TAYAuteur : Kenny TAY
Source : facebook – Traduction GuillaumeB

Je suis très fier et très chanceux de posséder ce superbe pot.

motozo bonsai pot – tokoname 1

常滑焼作家 不識庵素三 四代目素三 ( 亀岡克史 )
Une conception impressionnante alliée à la finesse des détails.
Taille : largeur 140mm, hauteur 92mm.

motozo bonsai pot – tokoname

Ce pot dragon est une pièce de collection assez rare car produite en nombre très limité. Il s’agit d’un pot Motozo haut de gamme utilisant une argile rouge de Tokoname ‘Shudei’ (朱泥), la même qu’il utilise pour confectionner ses propres pots à thé ( kyusu 急須 ). Ce pot a entièrement été confectionné à la main par Motozo Kameoka  ( 亀岡素三 ) et cuit dans le four Fushigi-an (四代不識庵).

La beauté de la forme :

Mr. Kameoka Katsushi semble préférer le titre d’artisan à celui d’artiste. Pour moi il est les deux à la fois, un artisan dévoué à son métier et un artiste avec une grande passion qui le pousse à réaliser des créations uniques et originales. Chacune de ses pièces est unique et il en créée sans cesse de nouvelles. Chaque pot a un style différent. En dépit de la richesse de son expérience, son processus créatif est unique et il continue à être de plus en plus imaginatif année après année. Kameoka Katsushi était extrêmement satisfait du résultat de ce pot dragon, et c’est l’un des plus beaux bonsaï pot qu’il ai fait. Maintenant examinez attentivement la structure de ce pot, si on le décompose en plusieurs parties, chacune d’elle représente alors le savoir faire technique de ce potier. De plus j’aime beaucoup l’aspect « sauvage » de ce pot dragon.

motozo bonsai pot – tokoname bottom

La beauté de l’argile :

L’argile locale utilisée par Motozo est très précieuse car le processus de fabrication de cette argile est très difficile et consommateur de temps. Elle ne peut être fabriquée qu’en faible quantités et le temps de cuisson est supérieur.

Il utilise une technique de cuisson par réduction qui se passe en deux étapes. Premièrement le pot est cuit en atmosphère oxydante. Puis dans un second temps le pot est couvert par endroit de cosses de riz et d’autres matériaux puis recuit à basse température et en atmosphère réductrice. A cause du manque d’oxygène lors de cette deuxième cuisson les oxydes contenus dans l’argile sont réduits et le pot prends alors cette couleur sombre.

motozo bonsai pot – tokoname 3

Les oxydes prennent différentes couleurs suivant la température de cuisson et le taux d’oxygène dans le four. Quand l’oxyde fer contenu dans l’argile est cuit avec de l’oxygène à disposition il devient de la magnétite Fe3+. Mais d’un autre côté si il est cuit avec une atmosphère contenant peu d’oxygène il devient de l’hématite Fe2+. Lorsqu’il y a moins d’oxygène le feu génère plus de monoxyde de carbone, et ce même monoxyde de carbone va remplacer petit à petit l’oxygène dans le four. Ces deux étapes de cuisson, d’abord avec une oxydation puis une réduction vont donner à ces pots des variations de teintes sublimes entre le noir et le rouge.

La beauté de l’art et de l’artisanat :

Kameoka Katsushi est très enthousiaste à l’idée d’explorer de nouveaux domaines et de nouveaux motifs. Lorsque l’on observe la qualité de son travail, des motifs et des gravures sur ses pots  nous pouvons être certains qu’il s’agisse d’un grand professionnel, un maître artisan.

Dans le monde de l’artisanat les techniques ne sont pas enseignées une par une en classe… Il s’agit d’observer le processus globale de création et de capter, comprendre par soi même, les petites astuces qui vont rendre possible la création. Si il n’est pas capable d’apprendre par lui même et grâce à l’observation, un artisan ne parviendra jamais à succéder à son maître, et encore moins à le dépasser.

L’histoire des poteries Motozo :

motozo bonsai pot signature – tokoname motozo bonsai pot – tokoname signature motozo bonsai pot certificat – tokoname

Inoue Motozo est un enfant adoptif de Tomimoto Iwajirou. Son vrai nom est Inoue Motosaburou ( 井上素三朗 ) ( Motozo 1ère génération). Il est né en 1866 (keiou 2) à Tokoname est est décédé en 1922 (Taishou 11). Il imitait si bien les pots de Bizen et les anciens pots coréens que les experts ne pouvaient pas différencier ses oeuvres des originales en un simple coup d’œil.

Acheter des pots Motozo :

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