Le bonsaï au Japon

Le matériel utilisé en Sumi-é

Les quatre trésors du lettré, le matériel utilisé en Sumi-é

  • Le pinceau « Fude » en japonais,
  • l’encre de chine « Sumi »,
  • le papier « E » prononcé «é»
  • la pierre  à encre appelée «Suzuri».

article - matériel pour le sumi-e

La fabrication de ces trésors varie d’un pays à l’autre.

Ces instruments de peinture et de calligraphie sont considérés en Asie avec le plus grand respect.

Le pinceau :

pinceau sumi-e fude pinceau sumi-e

Le pinceau « Fude » est fabriqué avec des poils d’animaux chèvre, cheval, fouine ou encore blaireau. Cette variété de matériau permet d’avoir des pinceaux de différentes flexibilité ou dureté, pour pouvoir varier l’épaisseur du trait.

L’encre et la pierre à encre :

L’encre utilisée en calligraphie « Sumi » est obtenue en mélangeant de la suie générée par du bois, généralement du pin, avec de la colle d’origine animale. Ce mélange est traditionnellement séché sous forme de bâtons solides  qui, au moment de l’utilisation, sont frottés avec un peu d’eau pour produire l’encre liquide. Cette préparation qui se fait juste avant la séance  est aussi un moment de méditation, servant à se préparer mentalement à l’acte créatif… Le peintre devenant au moment de sa pratique «le trait d’union entre le Ciel et la Terre ». Une fois le bâton transformé en encre liquide, la pierre sur laquelle l’encre a été frottée sert aussi de réservoir à encre. Il existe également de l’encre liquide « Bokuju » d’un usage plus pratique, mais d’après les puristes d’une moins bonne qualité…

materiel sumi-e - pierre a encre et baton d'encreLa pierre à encre « Suzuri » est fabriquée soit à partir d’une pierre sculptée telle que l’ardoise, soit à partir de terres cuites à haute température. Elle sert à la fois de support pour la préparation de l’encre en bâton et de réservoir, grâce à une partie légèrement creusée. Les Suzuri les plus élaborés présentent une surface lisse appelée la Terre et un réservoir nommé la Mer, l’encre se forme alors symboliquement  en passant de la Terre à la Mer…

Le papier de riz :

papier de riz pour sumi-e sumi-e papier de riz etoile rouge

Le papier de riz «E» qui lui existe de plusieurs qualités et épaisseurs, retenant plus ou moins l’eau.

En plus des quatre trésors du Sumi-e :

En complément de ces « 4 trésors » , on utilise également un « Bunchin » ou barre de métal servant de poids pour tenir le papier.

La feutrine ou « Shitajiki », surface absorbante nous permet de travailler sur un coussin d’air formé par les fibres du tissu permettant au papier de ne pas coller au support et de sécher encore plus rapidement.

Dernier élément important, le sceau, avec lequel le peintre signe son œuvre, est utilisé avec une pâte rouge vif réalisée à base de cinabre. De forme carrée ou ronde, il peut soit indiquer le nom de l’auteur,  un pseudonyme, ou encore un court poème. Suivant l’endroit où il est placé, le type de sceau détermine traditionnellement :

  • Un nom ou un pseudonyme s’il est placé à gauche
  • Un poème s’il est placé à droite

Vidéo de présentation du matériel en Sumi-e :

J’espère par ce petit lexique Franco-Japonais avoir su vous décoder les quatre trésors, soit le matériel  indispensable pour bien débuter en Sumi-e.

6 résponses dans Le matériel utilisé en Sumi-é

  1. Raoul 21 février 2013 à 1:58 #

    Les quatre trésors du lettré consignent les épousailles de la peinture et de la poésie…

    Merci Sonia
    Sylvie Raoul

  2. Paul Masterson 10 mars 2013 à 10:19 #

    I have a set of Chinese paint brushes that someday I hope to use properly. All I need is time and patience…

    • Sonia Stella 10 mars 2013 à 4:44 #

      Absolutly Paul.time and patience and practice for enjoying the results !

  3. Jean-Michel TEILLON 21 mars 2015 à 6:36 #

    Bonjour, où puis-je me procurer un sceau (à graver) ? Merci. Cordialement

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