Le bonsaï au Japon

B-A BA du Sumi-e

Quel est le matériel à prévoir pour commencer à travailler le Sumi-e ?

article b-a ba du sumi-e

On me pose souvent cette question à laquelle je vais  essayer de répondre avec le plus de précision possible :

Tout d’abord il faut de l’encre de Chine noire liquide, je préfère l’encre d’origine Chinoise à des marques européennes dont je ne peux citer  le nom mais qui sont remplies de conservateurs qui abîment les pinceaux. Après si vous n’en trouvez pas d’autres vous devrez vous en contenter. A ce moment  la solution de replis est  internet, certains sites proposent de l’encre liquide pour un prix abordable.

Après il faut une assiette à fond plat en porcelaine blanche de préférence carrée ou rectangulaire mais surtout sans aucun dessin car l’œil est attiré par celui-ci…un récipient pour l’eau type bocal de confiture et du papier essuie tout.

Du papier de riz, on en trouve pour débuter en rouleau, ou sinon en feuilles prédécoupées de type  Jua Xuan   après pour info plus le papier de riz sera épais et plus il sera facile à maroufler (acte de coller le papier sur un support)

On peut également s’en procurer sur certains catalogues de fournitures pour artistes ou internet.

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Il vous faut vous procurer de la feutrine de préférence noire pour des raisons pratique l’encre de Chine tachant définitivement tout ce qu’elle touche…

Pour poser les pinceaux j’ai coupé un morceau de bambou de 20 cm ou j’utilise une baguette Chinoise.

Vous avez aussi besoin de barres pour tenir le papier en place, une alternative étant aussi de se servir de cailloux plats.

Et pour finir des pinceaux et là c’est le plus difficile, car se procurer des pinceaux de qualité est un parcours du combattant…

Le choix des pinceaux :

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Je pense que pour bien commencer il en faut trois.

Un petit un moyen et un grand. Les poils sont importants il vaut mieux commencer avec des pinceaux pas trop mous donc il faut absolument éviter les poils de chèvres généralement ceux que l’on trouve le plus facilement car ils sont peu onéreux …

Je conseille le poil de belette, de fouine ou encore le crin de cheval particulièrement pour le petit pinceau qui sera utilisé pour le travail de précision il est donc indispensable que le poil soit très nerveux, car sinon il s’écrase sous l’appui du peintre ce qui ne permet qu’un travail approximatif, inconcevable quand on sait qu’en sumi-é aucune retouche n’est permise ! De même qu’il est préférable de choisir un pinceau avec une virole qui sera synonyme d’une vie plus longue et d’un meilleur montage des poils…

Je vous conseille donc pour mieux comprendre de visionner la séquence film qui va suivre afin de bien saisir l’importance du choix d’un bon matériel.

Une remarque utile,  sachez que le prix que vous mettrez dans vos pinceaux ne sera révélateur de rien car très souvent prix élevé ne rime pas forcément avec bonne qualité… De même que le plus cher des pinceaux ne fera pas de vous un meilleur ouvrier …Car tout passe par une pratique régulière…

Enfin pour terminer le nettoyage des pinceaux se fait toujours à l’eau froide passer le celui-ci sous l’eau  et bien le frotter au creux de sa main jusqu’à ce que l’eau coule transparente ce qui prend un certain temps. De temps en temps on peut aussi nettoyer ses outils  avec du savon de Marseille car il est important d’éviter qu’un dépôt d’encre vienne se former dans les poils .Ne jamais oublier de prendre soin de son matériel est une règle d’or à respecter car pour bien travailler il nous faut des outils en bien entretenus qui nous permettrons d’être précis.

Une réponse dans B-A BA du Sumi-e

  1. Christelle Granotier 21 décembre 2016 à 2:32 #

    Bonjour, super votre blog pour démarrer!
    Mon papier de riz bave quand je pose l’encre. Avez-vous une astuce ? Est-ce un mauvais papier ?
    Merci pour toutes vos bonnes infos…
    Christelle

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