Le bonsaï au Japon

Seijuen – Kiyoshi Hiramatsu

Je vous propose un article pour découvrir un homme simple, accueillant et chaleureux que j’ai eu le plaisir de rencontrer en 2011 lors du Shikoku bonsaï tour. Il ne le montre pas, mais il a eu une grande influence sur le production de bonsaï à Kinashi et il a su amorcer très tôt le virage vers les shohin aujourd’hui si populaires.

Il est producteur de bonsaï à Kinashi et se nomme Kiyoshi Hiramatsu.

Son influence sur le bonsaï à Kinashi :

Durant sa carrière il a ressenti le besoin de structurer les producteurs de la région en vue de stimuler la culture des bonsaïs. Il a également dirigé la coopérative agricole bonsaï de Kokubunji pendant quelques années. Il a fait preuve de souplesse d’esprit en les poussant à se diversifier pour ne pas rester sur une production trop classique. Il affirme que certains d’entre eux peuvent créer quelque chose de nouveau et que tous ensemble cela apportera un plus à cette région.

Kiyoshi Hiramatsu - photographie d'archive shikoku bonsaï

Kiyoshi Hiramatsu – photographie d’archive shikoku bonsaï

kiyoshi hiramatsu - seijuen kinashi bonsai 2011

De gauche à droite : Koji Hiramatsu, Jérôme Cologne, GuillaumeB et kiyoshi hiramatsu – à seijuen en 2011

Un virement vers les shohin :

Il a travaillé sur de grands kuromatsu (pin noir japonais) et akamatsu (pin rouge japonais), et a été reconnu pour la beauté de ses bonsaïs et le haut niveau de technicité de son travail. Il a reçu de nombreux prix pour ses arbres lors d’expositions locales à kinashi. Mais il se décide de mettre davantage l’accent sur les chuhin et les shohin. On peut en voir un certain nombre sur les étagères de sa pépinière : seijuen.

seijuen masterpiece - par Kiyashi Hiramatsu

seijuen masterpiece – par Kiyashi Hiramatsu

Une masterpiece à seijuen devant l'affiche de l'ASPAC

Une masterpiece à seijuen devant l’affiche de l’ASPAC

pin rouge bonsai - hiramatsu

Le même arbre par Michael bonsaï

Un bonsaïka visionnaire :

C’est donc un homme simple qui nous a reçu, mais aussi un bonsaïka qui a toujours eu un coup d’avance sur les « modes » et le développement du bonsaï au Japon.

Même si la production en France est quasi inexistante, et que le marché du bonsaï n’est que l’ombre de ce qu’il est au Japon, j’espère sincèrement que nous verrons apparaître des hommes comme cela : capables de fédérer et de faire grandir le petit monde du bonsaï en France et en Europe.

Le bonsaï en Europe est très jeune, avec un peu mois d’une cinquantaine d’années d’existence, et tout est encore possible. A nous de construire le futur que l’on souhaite pour notre passion.

GuillaumeB

Pas de commentaire.

Laisser un commentaire