Le bonsaï au Japon

Rencontre avec un exposant à la shugaten

Mes voyages au Japon, et la vie de manière générale, sont faits de rencontres. C’est la chose la plus importante pour moi lorsque je suis au Japon, et la plus aléatoire aussi il faut bien le reconnaître. Car on ne décide pas des rencontres que l’on fait. Pour certaines on le peut, j’avais par exemple planifié de rencontrer la conservatrice du musée d’Omiya et Yukio Murata ce qui a été chose faite.

Mais les autres rencontres, celles qui s’imposent à vous ou que vous devez saisir, sont de loin ce qui fait la matière du voyage. En voici une.

le propriétaire de le composition exposée à la shugaten

Rencontre avec le propriétaire d’une composition exposée à la shugaten.

Visiter et photographier sur une exposition au Japon :

Au Japon comme en France il y a un certain nombre de bonnes manières à respecter dans la vie de tous les jours et aussi lorsque l’on visite une exposition de bonsaï. Ce ne sont pas forcément les mêmes que chez nous et il peut être parfois un peu stressant de devoir évoluer dans un monde où les codes ne sont pas les nôtres.

De manière générale ne vous inquiétez pas trop pour ça, essayez de vous fondre dans la masse, et surtout gardez en tête que les japonais n’ont quasiment aucune attente envers les étrangers en ce qui concerne les bonnes manières. Cela ne veut pas dire qu’il faut se comporter comme des malpolis, mais qu’ils seront de manière générale très indulgents avec vous.

composition camelia et ilex serrata - shugaten

Composition avec un camelia et un ilex serrata

Si vous ne deviez garder en tête qu’une seule règle lorsque vous êtes sur une exposition (ou pour votre quotidien au Japon) je vous conseillerai celle-ci : vous ne devez gêner personne. Ceci inclus de ne pas passer un temps fou devant la même composition ou le même arbre pour que tout le monde puisse en profiter. Cela inclus également que si vous photographiez ou filmez vous devez le faire sans causer de gêne aux autres visiteurs.

Pour ma part je reste en retrait jusqu’à ce que les visiteurs aient fini de regarder et apprécier une composition avant d’aller prendre mes photos. Je n’hésite pas à me déplacer dans l’exposition vers les espaces où il y a moins de public. On trouve toujours un endroit avec moins de monde qu’ailleurs pour pouvoir prendre des photos, surtout dans une exposition répartie sur trois étages.

C’est particulièrement important car cette année était la première où il était possible de photographier, et si nous souhaitons que cela puisse continuer ainsi il ne faut pas que les photographes gênent la visite de l’exposition. Ce qui est valable au Japon comme partout ailleurs dans le monde.

Composition avec un camélia et un ilex à la shugaten :

J’attendais donc patiemment que le couple qui était devant cette composition ai fini de l’admirer pour pouvoir prendre quelques photos. Je profite de cette attente pour prendre quelques images d’eux de dos devant les bonsaï. On voit trop peu les amateurs au profit des arbres dans les photographies des expositions ce que m’avait fait remarquer Michelle CORBIHAN (rédactrice en chef du magazine Esprit Bonsaï).

propriétaire admirant des bonsai à la shugaten

Finalement le couple se retourne pour continuer leur visite et me voient attendre patiemment pour prendre des photos. Ils sont alors venus vers moi pour échanger quelques mots et me dire qu’ils étaient les propriétaires des arbres exposés. Nous avons pu discuter un peu et je leur ai proposé de les prendre en photo à côté de la composition. Et ils m’ont gentiment proposé de faire de même pour moi.

shugaten 2013 avec actubonsai

C’est ce genre de petits moments qui font que ce voyage n’est pas qu’une accumulation de visites et de photos. Pour moi, cette composition est particulière car j’ai pu rencontrer et échanger avec les personnes qui s’occupent de ces arbres au quotidien.

Une réponse dans Rencontre avec un exposant à la shugaten

  1. Farid 15 novembre 2013 à 8:31 #

    Bonjour Guillaume,

    Tout à fait d’accord avec toi.
    Souvent on voit des arbres mais malheureusement pas le propriétaire ce qui est un peu frustrant.

    En effet on ressent comme si l’arbre était anonyme « orphelin » alors qu’à l’inverse, rencontrer le propriétaire, donne à l’arbre une autre dimension et parfois même une autre vue ou appréciation de celui-ci.

    Farid

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